arts visuels pluridisciplinaire

Les expositions

À ne pas manquer en novembre et décembre


01/11 > 31/12/2017 -PARTOUT EN FRANCE

Propositions culturelles à prendre ou à léser

Par La rédaction de Mouvement |

 

 

 

 

 

 

ALI KAMZA

Souterrain, jusqu’au 21 janvier au Jeu de Paume, Paris

 

 

Que ce soit des bases abandonnées de l’OTAN, d’anciennes bibliothèques ou des archives d’artistes, Ali Kazma filme son objet sans artifice. Il le décroche, brut, de sa réalité, de sa part émotive et de sa temporalité pour en scruter les marques, sans effet de dramatisation, et dans la plus totale autonomie. Ses vidéos pourraient faire œuvre de taxidermie, de cryogénisation ou encore d’horlogerie, à l’image des activités qu’elles observent.

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ÉLISABETH BALLET 

Tout En Un Plus Trois, jusqu’au 25 février au Mac Val, Vitry-sur-Seine

 

Depuis 30 ans, Élisabeth Ballet compose un alphabet par extraction de formes, matières et ustensiles depuis son environnement immédiat : parpaings, néons, échelles, grillages ou encore écumoires. L’objet manufacturé devient signe, unité d’une architecture, énigme, passage vers un « on ne sait où ». En lui consacrant une « rétrospective prospective », le Mac Val ouvre à la plasticienne un terrain de jeu où recombiner ses sculptures habituellement solitaires et indissociables du lieu pour lesquelles elles ont été produites. Et voilà que les bribes d’histoires se confrontent et se réajustent sans jamais fixer un sens de lecture, les récits étant en constante gestation.

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MAXIME ROSSI

Christmas on Earth Continued, du 5 novembre au 18 mars au Mrac, Sérignan

Après David Bowie, Patti Smith, les Pink Floyd, Jimi Hendrix ou encore Motörhead, c’est au tour d’un plasticien de reprendre la chanson "Louie Louie". Maxime Rossi appréhende ce morceau légendaire comme le déclic d'  "un thriller psychédélique des contre-cultures sixties". L’installation Christmas on Earth Continued, conçue comme un remix, se compose d’un flux d’images, de samples et de sons, réinterprétés, improvisés, inédits, découpés, recollés et distribués via un algorithme. Un flux où passent le spectre de la guerre froide, la paranoïa du FBI, le cinéma expérimental de Barbara Rubin, des vapeurs de sexe et de drogue.

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AGNÈS GEOFFRAY

Before the Eye-Lid’s Laid, jusqu’au 23 décembre au Centre Photographique d’Île-de-France, Pontault-Combault

 

© Agnès Geoffray

Que se passe-t-il durant cet infime laps de temps qui succède à l’obturation du diaphragme ? Et derrière la paupière, l’instant d’un clignement ? Le travail d’Agnès Geoffray questionne ces « moments suspendus » qui précèdent la catastrophe à partir d’archives collectées qu’elle retouche ou met en scène. Dans sa première monographie, les photographies dialoguent avec une série de textes dans une dialectique de la latence.

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ALEX CECCHETTI

Tamam Shud, du 11 novembre au 25 février à la Ferme du buisson, Noisiel

Consacrez une monographie à Alex Cecchetti (la première en France) et il transformera l’espace en maison collective, studio de danse, partition musicale, roman policier ou encore plateau de jeu de rôle. Le centre d’art de la Ferme du buisson poursuit ses explorations transdisciplinaires avec le performeur italien qui s’embarque dans un fait divers mystérieux, issu d’une poésie persane, où il est question d’un mort non identifiable avec un morceau de papier caché dans la poche – danseurs, chanteurs et musiciens à l’appui.

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CONSIDÉRER LE MONDE 

Du 11 novembre 2017 au 30 novembre 2018 au Musée d’art moderne et contemporain, Saint-Étienne

30 ans, c’est l’âge de l’introspection, de la redécouverte de ce qui a été acquis, de l’émancipation vis-à-vis des modèles. Le Mamc revisite donc ses collections et inaugure de nouveaux dialogues entre des œuvres qui courent du XVIe siècle à aujourd’hui. Le nouvel accrochage propose de « considérer le monde » (occidental) à la lumière des mouvements artistiques – emprunts des utopies, désillusions et révolutions qui ont traversé les sociétés – : de l’industrialisation (Léger, Picabia, Rancillac) au Narrative art (Sherman, Baldessari) et minimalisme (Stella, Lavier) jusqu’à la (dé)figuration (Picasso, ORLAN) en passant pas un retour à la nature (Penone) et l’oubli (Oldenburg).

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RICCARDO GIACCONI

The Variational Status, jusqu’au 23 décembre au Frac Champagne-Ardenne, Reims

Riccardo Giacconi discute le lieu de l’énonciation du politique à travers de pultiples médiums. The Variational Status présente dans un premier temps une réflexion sur l’Espiritado, une marionnette colombienne dont le mythe recoupe étrangement l’histoire de l’anarchisme italien. Une deuxième partie est quant à elle consacrée au chanteur italien Alberto Camerini, sorte d’Arlequin électronique, dont l’électro-punk mélancolique se télescope avec le reflux des idéologies à l’aube des années 1980 en Italie.

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PANORAMA 19

Jusqu’au 31 décembre au Fresnoy, Tourcoing

 

© Alexandre Guerre — La timidité des arbres

Cette année, la grande communion des étudiants et professeurs du Fresnoy fête aussi les 20 ans de la célèbre école, pionnière en termes de transdisciplinarité. Une cinquantaine dartistes immerge dans un "climat" composé des obsessions, préoccupations et imaginaires issus des transmissions entre maîtres et émergeants, déjà adoubés par les mondes de lart ou pas, français ou étrangers. On y croise notamment Saïd Afifi et Riccardo Giacconi.

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TRAVERSÉES REN@RDE

Jusqu’au 10 novembre à la Box ; du 9 au 19 novembre au Château d’eau / Château d’art et jusqu’au 28 janvier au Transpalette, Bourges

Fidèle à son aura punk, le Transpalette fête, certes les 40 ans du Centre Pompidou, mais pour mieux désaxer les hiérarchisations et neutralisations institutionnelles. Associé à lENSA de Bourges et à Bandits-Mages, le centre dart en profite pour rapprocher et/ou confronter les mutations socio-culturelles des années 1960-1980 aux "contre-pouvoirs" artistiques actuels, les maîtres "sanctuarisés") Gina Pane, Jenny Holzer, Bruce Nauman, Michel Journiac…) et les contemporains – émergeants et reconnus confondus (SMITH, Soufiane Ababri, Jean-Luc Verna, Steven Cohen…). Avec comme point de collusion le corps comme première unité du politique.

 

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KLAUS RINKE

Düsseldorf mon amour, jusqu’au 1er avril, au CCC OD, Tours

Figure majeure de l’art contemporain allemand et représentant historique des Beaux-arts de Düsseldorf, Klaus Rinke est de retour en France. La gigantesque Nef accueillera, plus de 30 ans après sa présentation au Centre Pompidou, son Instrumentarium, installation complexe de mesure de la circulation aquatique où la précision des instruments scientifiques se met au service d’une réflexion sur le volume et l’écoulement du temps.

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PREMIÈRES

du 12 novembre au 14 janvier au Centre d’art contemporain, Meymac

Depuis près de 25 ans, le Cac permet de découvrir le travail d’une dizaine de jeunes artistes, fraîchement diplômés des écoles d’art de Nouvelle Aquitaine, avant que les hiérarchies des territoires et le marché de l’art ne fassent leur propre sélection. Cette année s’affirme notamment une attention particulière offerte aux environnements structurés par des situations sociales et économiques. Le chantier pour Brice Aulin, le paysage pour Salomé Aurat, l’espace public et ses rebuts industriels pour Jules Baudrillart, leur déliquescence pour Timothé Dichampt-Derossy… Autant de « réalités » à déconstruire.

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Jusqu’au 13 janvier au Parvis et au Musée Massey, Tarbes

Initié en 2014 avec le centenaire de la première Guerre mondiale, le projet Sans tambour ni trompette entame son quatrième et avant dernier cycle d’exposition sur la guerre, en adoptant cette fois-ci le point de vue des objets et des corps. Sans ambition documentaire mais avec un souci historique certain, les artistes présentés tel Morgane Denzler ou Léa Le Bricomte décortiquent le phénomène guerrier en tant que fait social et culturel et redonnent à la guerre sa dimension proprement humaine.

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MACHINES SENSIBLES 

Jusqu’au 9 décembre à Pau et Billère

Des machines dans tous leurs états. Certaines qui regardent des films (Computers Watching Movies), d’autres qui se battent en duel sur un jeu vidéo sans fin (Game Over and Over) ou encore qui se battent pour de vrai (Cedro vs Caxeta). Des humains aussi, comme Martin Messier et Anne Thériault, détruisant méticuleusement sur scène une série d’objets inertes au son d’un étrange requiem pour la matière (Con Grazia). À Pau, l’association accès)s( élargit le champ des altérités et renvoie dos-à-dos, le temps d’une exposition, les hommes et les machines.

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LA TEMPÊTE

Du 25 novembre au 11 mars au Crac, Sète

« Faire de cette exposition un événement indéfinissable » : voici le pari que lance Hugues Reip, artiste pluridisciplinaire et commissaire de la première exposition du Crac, après le départ de sa fondatrice et directrice, Noëlle Tissier. C’est sous le signe du sublime, inspiré par William Shakespeare et le peintre renaissant Giorgione, qu’il conçoit La Tempête. Parmi la quarantaine de pythies ? Michel Blazy, Philippe Ramette, Marcel Broothaers, Hippolyte Hentgen, Valérie Jouve, Anne Véronica Janssens, Franck Scurti, Annette Messager…

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WILILIAM LEAVIT

Jusqu’au 4 février au Mamco, Genève

Moins auréolé que son collègue John Baldessari, William Leavitt n’en est pas moins une figure pionnière de l’art conceptuel du Los Angeles des années 1970. Le Mamco lui consacre sa première rétrospective européenne, et (re)découvre par le filtre d’un œuvre foisonnant un imaginaire que « l’usine hollywoodienne » a formaté. Ses installations, dessins, peintures, pièces de théâtre et performances sonores sont autant de narrations révélatrices d’un ordre moral et politique intériorisé et disséminé dans le monde occidental, autant de « monstres » échappés des cadres.

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RITA MCBRIDE

Explorer, jusqu’au 7 janvier au Wiels, Bruxelles

Objets agrandis, formalisme immobilier ou clins d’œil urbains, Rita McBride fait bouger les murs du vaste centre d’art de la capitale européenne en mêlant sculpture, architecture et design. L’espace est sillonné par 200 mètres de rails blanc, soit l’exacte longueur des murs de la précédente exposition. Entre ces Guide rails, s’invite Something Stronger than Me*, une exposition dans l’exposition. Ici pas question de matériel mais de performances, d’écoutes radiophoniques et d’ateliers participatifs où une vingtaine d’artistes donnent la réplique à la rétrospective de l’artiste américaine, maîtresse émérite des volumes et des formes.

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Ritournelle, jusqu’au 14 janvier au MAC’s, Grand-Hornu, Belgique

Anne-Marie Schneider produit depuis 30 ans, jour après jour, sur sa table de travail, un monde improvisé si singulier qu’on le croirait réalisé par une artiste de l’art brut. Ce sont le plus souvent des visages ébauchés, des corps disloqués, des formes égarées, construits sur papier d’un simple trait énergique d’encre noire et parfois rehaussés de couleurs vives à la gouache qui vous hantent longtemps après les avoir vus. Ils prennent en charge la psyché complexe et changeante de cette artiste-poète mais relatent aussi le chaos de l’actualité à travers dessins et films.

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Nested, jusqu’au 8 avril au Mudam, Luxembourg

La seule certitude que semblent exprimer les œuvres de Su-Mei Tse c’est que l’existence se compose d’instants fugitifs. L’artiste d’origine sino-britannique les laisse exhaler. Ses sculptures, vidéos, photographies et installations fonctionnent comme des déclics à réminiscences : un trouble, une odeur, un mouvement, une mélodie. Ces carnets d’impressions laissent ensuite place à une contemplation qui noue les « vertiges de la vie » aux destins des végétaux et minéraux