pluridisciplinaire

L'agenda du 11 au 17 décembre

La semaine indiciplinaire de Mouvement.net


01/11 > 31/12/2017 -DANS TOUTE LA FRANCE

Propositions culturelles à se jeter derrière la cravate

Par La rédaction de Mouvement | publié le 24 nov. 2017

VENDETTATATATATATA

du 15 au 17 décembre à l’Embobineuse, Marseille

« Excroissance siamoise et sonique » du salon de la micro-édition organisé à la Friche Belle de mai, le festival Vendetatatatata aligne une programmation comme on décharge une arme automatique. A grand renfort d’onomatopées donc, la fine équipe de l’Embobineuse qui tient depuis quelques années le haut du pavé de l’underground marseillais, a juré de vous emmener toujours plus loin et toujours plus fort dans la nuit phocéenne. De la drone cosmico-hypnotique de Blak Saagan en passant par la rumba hardcore de Tabasse Rumba et la crise post-indus’ de Operant, c’est plus une dizaine de groupes sur trois soirées qui sonneront, chacun à leur manière, l’heure de la vengeance. 

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IMPATIENCE

du 12 au 22 décembre au Centquatre, à la Gaité lyrique et au T2G, à Paris et Gennevilliers

 

La nouvelle garde du théâtre contemporain n’a peur de rien : ni des grands maîtres, ni des ambigüités de notre époque, et encore moins de prendre des risques. Les Bâtards dorés transforment le Radeau de la Méduse en repas survivaliste post-naufrage ; autre toile, autre question, la Cie Traverscène part du Jugement dernier pour explorer – entre fictions et témoignages – le poids de la faute. Autre mal qui ronge, autre référence : Tanguy Malik Bordage métamorphose l’insatisfaction existentielle du Loup des steppes en un cocktail pop et acidulé.

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Quand Lorraine de Sagazan adapte Démons, de Lars Norén, c’est vous, spectateurs qui entrez en scène. De la folle passion amoureuse d’Antonin et Lucrèce, ne reste que la violence. Alors, pour tromper leur ennui, ils invitent des étrangers (vous) dans leur salon bourgeois. L’histoire d’un amour qui s’essouffle se change en réflexion sur notre passivité face à la cruauté. Le 15 décembre au Centre des Bords-de-Marne.

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Faire table rase, repartir à zéro. Sur la scène de Charleroi danse, Germinal réinvente le monde, littéralement, à partir d’un plateau dénudé et de quatre acteurs. De la découverte de la lumière et des sons en passant par le langage et les structures sociales, L’Amicale de production rejoue, les 15 et 16 décembre, la symphonie de l’humanité dans une version absurde et faussement naïve.

 

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ET ENCORE 

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VINCENT MACAIGNE 

Pour le réconfort, sortie en salle le 25 octobre

Je suis un pays, du 25 novembre au 8 décembre au Théâtre Nanterre-Amandiers

En manque, du 14 au 22 décembre à La Villette, Paris

Dense automne pour Vincent Macaigne. Le comédien et metteur en scène revient par deux fois sur les planches et signe son premier long-métrage. Intitulé Pour le réconfort, ce dernier conte les retrouvailles d’amis d’enfance teintées d’une acerbe violence symbolique. Dans la Grande halle de la Villette, En manque s’attaque à l’art pourri par le fric pour mettre en scène une bande de jeunes révoltés. Plus frontalement politique que ses précédentes pièces, Je suis un pays s’apparente au cauchemar halluciné d’un monde qui refuse de changer. 

 

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C'EST LA FIN 

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4 bonnes raisons de rester en enfance

1. Pour ne plus se cacher d’admirer Eminem, Arcade Fire ou Shirley Bassey et crier à pleins poumons We Can Be Heroes (Arnaud Pirault).

2. Se faire peur dans les méandres de l’installation brumeuse d’Éric Arnal-Burtschy (Deep Are the Woods) mais se rassurer avec les lucioles d’Isida Micani (Spark).

3. Partir en soucoupe volante direction une épopée délirante au Bal FantastiK! de la BaZooka.

4. Affirmer posséder des pouvoirs magiques pour s’envoler avec Mélissa Von Vépy en trapéziste conférencière spécialiste de L’Aérien.

Les Petits Pas, du 7 au 15 décembre au Gymnase, Roubaix

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Comme chaque année, le Centre national des arts du cirque célèbre sa promotion sortante à travers une création orchestrée par un artiste confirmé. C’est l’acrobate Mathurin Bolze qui sabre le cru 2017, en compagnie des élèves de l’Ensatt. Intitulé (provisoirement) Atelier 29 (pour 29e promotion, déjà !), la partition met à l’honneur le mât chinois, la corde et les sangles. Du 6 au 17 décembre à Châlons-en-Champagne, vous êtes invités à prendre un peu de hauteur sur le monde.

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Deux ans après son premier spectacle, le plasticien Augustin Rebetez revient avec une nouvelle fable, L’âge des ronces, du 6 au 15 décembre au Théâtre Vidy-LausanneBien ancrée dans notre monde de la vitesse et de la prolifération (l’appel aux mauvaises herbes n’est pas anodine), cette création ambitieuse ne rêve rien de moins que de retracer l’histoire de l’humanité en 90 minutes. 

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DANSEM

du 21 novembre au 16 décembre à Marseille, Aix-en-Provence et Vitrolles

Le festival de danse méditerranéen, axé sur les écritures chorégraphiques issues du sud de l’Europe, fête ses 20 ans. Le duo catalan Mal Pelo tout de noir vêtu fait le déplacement, Radouan Mriziga déroule méticuleusement son solo 55, le Collectif Ex Nihilo bâtit des ponts entre Alexandrie et la cité phocéenne, du Mucem jusque dans les passages abandonnés de la ville. Le duo Youness Atbane et Youness Aboulakoul préfère la rêverie architecturale, et le collectif KO s’en tenir aux déplacements avec l’installation Chacun sa place. 

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WAJDI MOUAWAD

Alors que son projet de maison de théâtre prend forme, pour cette première « année » (de saison il n’est plus question) entièrement programmée par ses soins, Wajdi Mouawad crée sa nouvelle pièce en creusant la ligne qui est sienne depuis ses débuts : une langue puissante où tente de s’énoncer des identités déchirées par les guerres fratricides. Tous des oiseaux, du 17 novembre au 17 décembre à La Colline.

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BIENNALE DES ARTS DU MIME ET DU GESTE

du 8 novembre au 17 décembre dans toute la France

Avec pour objectif de casser les stéréotypes d’une discipline encore marquée par la figure du pantomime blanc, la Biennale met l’accent sur la diversité des formes et formats. De l’ode au désir lancée par Emmanuelle Laborit (Dévaste-moi), en passant par la jonglerie portée à l’absurde par la répétition (Humanoptère, Cie La Main de l’Homme), le Glam, à l’origine de l’événement, rappelle que le geste épouse le spectre infini des formes du langage.